samedi 3 août 2013

La mort commence dans le côlon

Article publié ici : http://www.ferloo.com/Sante-La-mort-commence-dans-le-colon_a2555.html

Un de mes meilleurs amis a un enfant qui est accablé d'allergies, d'asthme, d'eczéma, de diarrhées, de constipation. Il fait infection sur infection.
Ses parents lui ont fait arrêter le lait, le gluten, la charcuterie, les œufs, rien n'y a fait. Il se trouve que cet enfant est né par césarienne. Quand il m'en a parlé, je n'ai pas hésité une seule seconde. J'ai tout de suite pensé : « flore intestinale ».


Santé : « La mort commence dans le côlon » 
Un tube digestif mal entretenu, peuplé de bactéries et de champignons opportunistes et pathogènes (en particulier Candida albicans) et pollué par des aliments mal digérés risque de se retrouver encombré par des matières fécales nauséabondes et toxiques. Ce phénomène est facteur de déséquilibres et de troubles de gravité variable.

 En particulier, vous pouvez souffrir de constipation rebelles, de ballonnements, de diarrhées, d'inflammations diverses, d’altération de la peau, d'instabilité d'humeur ou de maladies plus graves, comme une colopathie fonctionnelle, une diarrhée sanglante ou un cancer du côlon.
 Lors d'une autopsie, il n'est pas rare de constater que le côlon de la personne décédée est fortement encombré par des excréments. C'est l'origine de l'adage : « la mort commence dans le côlon ».

Un intestin malpropre, c'est le risque d'une immunité déficiente. Vous souffrez alors d'une vulnérabilité plus grande aux maladies infectieuses et inflammatoires touchant les sphères digestives, respiratoires, urogénitales, etc.
De plus, un côlon « malade » est aussi un facteur déclenchant de troubles émotionnels : peu de gens, et même de médecins, le savent, mais ce sont les cellules de l'intestin qui produisent 80 % de la sérotonine qui se trouve dans notre corps (la sérotonine est l'hormone de la bonne humeur).
 D'une certaine façon, votre intestin est votre « deuxième cerveau ». Vous devez donc en prendre le plus grand soin.

Entretenir votre tube digestif


 Vous trouverez partout sur Internet des offres plus ou moins honnêtes pour des produits visant à nettoyer votre tube digestif. Mais votre intestin n'est ni une cheminée qu'on ramone, ni une tuyauterie qu'on débouche avec du « Déstop ». C'est en fait, à la fois plus subtil, mais aussi beaucoup plus simple.
 Normalement, vous ne devriez rien avoir à faire. Dame Nature a tout prévu : une armée de milliers de milliards de microorganismes qui peuplent votre côlon (la dernière partie de l'intestin, juste avant le rectum) et qui, nuit et jour, le protègent, le nettoient, et empêchent les bactéries et levures nuisibles de se développer, en occupant la place.
 Ces microbes sont en très grand nombre, c’est-à-dire cent fois plus nombreux que les cellules de votre corps, soit 100 000 milliards (14 zéros !).
 Cette armée immense s'appelle la « flore intestinale » ou le « microbiote ».
Le mot « flore » peut surprendre pour un endroit pareil, mais c'est une référence au grand nombre d'espèces de bactéries et de levures (au moins 200 espèces) qui cohabitent, comme dans un jardin botanique. Cet ensemble nous est aussi personnel que nos empreintes digitales.
Il ne tient qu'à vous d'entretenir ce jardin, de le réensemencer régulièrement, d'éliminer les mauvaises herbes, de lui apporter de l'engrais... ou alors de le laisser à l'abandon. Dans ce second cas, le joli parc à l'anglaise peut vite se transformer en affreux dépotoir nauséabond, refuge d'espèces nuisibles qui déclenchent des maladies.

 Les mauvaises odeurs ne sont pas normales


 La principale fonction de votre côlon est de fermenter les aliments incomplètement digérés pour en extraire les derniers nutriments et les faire passer dans le sang. Lorsque votre côlon est sain et qu'il fonctionne bien, il ne laisse que des déchets inutilisables qui sont évacués régulièrement, et ne dégagent pas de mauvaise odeur.

 Par contre, en présence de bactéries et de levures nuisibles, le transit est perturbé, entraînant constipation ou diarrhée et les résidus alimentaires deviennent malodorants. De plus, lorsqu’une mauvaise digestion s’installe, en plus d'être désagréable en soi, elle empêche votre corps d'extraire les nutriments de votre nourriture de façon optimale. Si vous ne faites rien, des déficits nutritionnels, voire des carences, peuvent s'installer.

 Cette flore nuisible produit aussi du gaz carbonique, du méthane et de l'hydrogène en abondance. Tant et si bien que lorsque vous laissez la situation s'installer, ces germes vont proliférer jusqu'à provoquer des poches de gaz tout au long de votre côlon, jusqu’à ce que vous ayez l'impression qu’il va exploser. Les flatulences et les ballonnements n'ont rien de drôles. Ils indiquent que votre nourriture est mal digérée et que votre côlon a besoin d'aide. Ce cercle vicieux est déclenché par le manque de bonnes bactéries, favorables à la digestion.
Et c'est là que j'en reviens au cas de mon ami dont l'enfant est né par césarienne.

Votre flore intestinale se détermine dès votre naissance.  La composition de votre flore intestinale dépend avant tout de la façon dont se déroule votre naissance.  Quand vous étiez dans le ventre de votre mère, votre tube digestif était stérile. Il n'y avait dedans aucun microbe.  Ce n'est qu'au moment de l’accouchement que des bactéries et des levures s'y sont installées : 72 heures après votre naissance, votre tube digestif contenait déjà 1000 milliards de bactéries et levures !
 Mais d’où proviennent ces bactéries et levures ? Très peu de gens le savent, là encore, mais elles viennent, pour les enfants nés par voie naturelle, de la flore vaginale de leur mère.
 Or, cette flore vaginale est très dépendante de la flore intestinale et donc une femme qui aura un bonne flore intestinale dans les dernières semaines de sa grossesse donnera en héritage à son enfant les bonnes espèces microbiennes pour ensemencer son intestin. Si, par contre l'intestin de la mère est contaminé par des espèces opportunistes et pathogènes, son bébé en héritera aussi, malheureusement.
Ainsi constate-on que certaines prédispositions aux maladies sont liées à une microflore particulière transmise par les mères à leurs enfants au moment de la naissance. C’est en particulier le cas des lignées familiales d’asthmatiques et d’eczémateux. Si, au cours des derniers mois précédant l’accouchement, la mère régénère sa microflore (nous allons voir comment), son enfant ne sera pas porteur d’une microflore induisant de l’eczéma ou/et de l’asthme. Cette simple mesure permet donc de préserver le nouveau-né d’une déficience qui risque de l’handicaper toute sa vie avec la perspective de la terminer dans les souffrances d’une bronchite chronique, sous assistance respiratoire particulièrement invalidante.

Mais un autre cas très problématique est celui des enfants nés par césarienne.
 Etant directement extraits du placenta (stérile), le bébé né par césarienne n'a aucun contact avec la flore de sa mère. Il reçoit alors la microflore de l'environnement, et donc de l'environnement hospitalier, souvent riche en bactéries résistantes aux antibiotiques, en particulier le tristement célèbre staphylocoque doré (Staphylococcus aureus).
 Cette flore intestinale d'origine hospitalière peut avoir des conséquences douloureuses sur tout le reste de l'existence, si elle n'est pas corrigée à temps.
 
Donc pour les mamans qui sont forcées d’accoucher par césarienne, il est très important qu’elles ensemencent le tube digestif de leur bébé, dès la naissance, avec de bonnes bactéries. Avant de vous dire comment, permettez-moi de préciser que, même une bonne flore intestinale à la naissance peut se déséquilibrer par la suite :
Comment l'équilibre de votre microflore risque de se rompre
 Après la naissance, l’équilibre de la microflore intestinale est en continuelle évolution. Il s’agit d’un équilibre dynamique qui peut être rompu par différents facteurs endogènes et exogènes :
 •facteurs endogènes ou causes intérieures à votre corps : il se peut que vous ayez un déficit immunitaire, ou une maladie métabolique discrète, qui entraîne une modification de votre flore intestinale. En cas de blessure ou d'opération chirurgicale, d'inflammation, de constipation chronique ou de tumeurs dans l'intestin, votre microflore peut également être gravement perturbée, ce qui empirera les symptômes de votre maladie, et retardera votre convalescence ;
 •facteurs exogènes ou les causes extérieures à votre corps : alimentation déséquilibrée, contamination par des métaux lourds, des pesticides utilisés en agriculture et des additifs alimentaires antimicrobiens, infection par des germes pathogènes, stress intense, traitement aux antibiotiques, vaccination, peuvent contribuer à inhiber vos bonnes bactéries, ce qui laissera la place aux germes opportunistes et pathogènes (responsables de maladies) de se multiplier.

 Les conséquences sont de gravité variable : des simples troubles de la digestion jusqu'à la rupture complète des barrières de défense de l’organisme. Dans ce cas, vous risquez la prolifération de germes jusqu’à la septicémie (infection généralisée) et donc, potentiellement, la mort.
 Cela montre qu’une flore intestinale équilibrée joue un rôle essentiel pour votre santé et votre résistance aux maladies. Tout doit être fait pour maintenir cette flore dans un bon état microbiologique.

Entretenir et améliorer sa flore intestinale


 Parmi les bactéries de votre flore intestinale, certaines ont un effet positif pour votre santé, et pour la vie en général : c'est pourquoi les scientifiques les ont baptisées « probiotiques » (favorables à la vie). Elles stimulent le système immunitaire, réduisent les allergies, apaisent les inflammations de l'intestin. Elles empêchent la production de toxines susceptibles de surcharger le foie, améliorent le transit intestinal, réduisent les flatulences, préviennent les troubles du transit (constipation ou diarrhée). Pour mériter le nom de probiotique, il faut que cet effet soit scientifiquement démontré.

 D'autres espèces sont opportunistes ou pathogènes : elles sont susceptibles de déclencher des problèmes de santé de tous ordres, dont les allergies, les mycoses et même certaines maladies.
Parmi les mycoses, la candidose provoquée par Candida albicans est redoutable car la prolifération de ce germe dans l’organisme provoque une altération de l’immunité qui ouvre la poste à d’autres affections dont le cancer.
 Votre défi est le suivant : favoriser, par l'implantation de bonnes espèces et par des « engrais » adaptés, les bonnes bactéries. Empêcher les espèces pathogènes (causes d’affections) de se développer.
 Alors voici les mesures que vous pouvez prendre et qui permettront de renforcer votre système immunitaire, accroître votre vitalité et améliorer votre bien-être.

 Réduire votre consommation d'aliments concentrés

 Les aliments concentrés tels que la viande, les fromages, les graisses et les sucres simples doivent être consommés avec modération car ils sont susceptibles de provoquer une rupture de l’équilibre de la microflore.
 Or, depuis les années 1950, la consommation des aliments concentrés n’a pas cessé de croître avec le développement incessant de ce que l’on appelle les maladies de civilisation : troubles cardiovasculaires, digestifs, métaboliques, nerveux, ostéoarticulaires, etc.
 
Par exemple, la forte consommation de sucres simples : saccharose, fructose, maltose, lactose, glucose.
 Tous les aliments sucrés ou qui se transforment rapidement en sucre simples (y compris les jus de fruit), favorisent la prolifération d’une flore fongique qui altère l’immunité, induit le risque de diabète, d’obésité, d’accidents cardiovasculaires et de tous types de cancers.
 Cela peut sembler exagéré mais les médecins n'ont plus de doute aujourd'hui à ce sujet : la forte consommation de sucre produit de l’hyperglycémie, puis de l’hyperinsulinémie qui va provoquer la formation de la tumeur cancéreuse et accélérer la croissance des cellules tumorales.
Les Français consomment en moyenne 40 kg de sucre par an, soit environ 110 grammes par jour. Ce chiffre est dangereusement élevé. Il devrait être réduit au minimum des trois quarts, c'est-à-dire descendre en dessous de 10 kg par an. On peut en dire autant de la viande, des graisses saturées et des produits laitiers.
 Alors priorité aux fruits, légumes et céréales complètes, baies, noix, poissons gras de haute mer riches en précieux nutriments (collagène, minéraux, vitamines liposolubles et acides gras omega-3 à longues chaînes). Un peu de viande, de produits laitiers (surtout au lait de chèvre et de brebis) et d’huiles végétales (préférence à l’huile d’olive, de noix, de colza) et moins de graisse saturées, très peu de sucreries.

 Mangez plus de fibres, ce sont des « prébiotiques »

L'alimentation moderne, trop riche en produits concentrés (viande, fromage, graisses et sucreries), est pauvre en fibres. Si les fibres alimentaires ne sont pas des nutriments essentiels à notre organisme, elles sont indispensables à l’entretien de notre flore intestinale qui s'en nourrit et les transforme en acides organiques, qui protègent et régénèrent la muqueuse intestinale.
 
Certaines fibres alimentaires sont solubles parce que de bas poids moléculaire. On les appelle alors des « prébiotiques », parce qu'elles stimulent de façon ciblée la croissance des bactéries « probiotiques » ou bonnes bactéries de l’écosystème intestinal.
 Puisque votre flore intestinale se nourrit de fibres, il ne faut pas la laissez dépérir en la privant des fibres solubles. C’est ce qui est apporté par les fruits de saison bien mûrs, une grande variété de légumes (priorité aux légumineuses et crucifères) et les céréales ancestrales pauvres en gluten (riz, millet, sarrasin, épeautre).

Préférez des légumes et des fruits bio, car ils ne contiennent pas de pesticides (cancérigènes) et de conservateurs (antibactériens et antifongiques qui altèrent votre flore intestinale).
 De plus, il faut éviter les associations de féculents et d’aliments acides (céréales et agrumes, céréales ou légumineuses vinaigrées ou citronnées, tomate et pâtes ou riz), car les acides neutralisent l’action des enzymes salivaires sur l’amidon des féculents avec pour conséquence une production de toxines dans l’intestin.
 Redécouvrez les produits lactofermentés
 Toutes les semi-conserves fermentées contiennent des bactéries du groupe lactique (Lactococcus, Enterococcus, Leuconostoc, Pediococcus, Streptococcus, Lactobacillus).
 Intuitivement, nos ancêtres avaient compris que les produits lactofermentés se conservaient bien et que leur consommation favorisait leur santé. Depuis le début du siècle dernier, des microbiologistes ont mis progressivement en évidence que certaines bactéries qui se développent spontanément dans les produits lactofermentés ont des caractéristiques « probiotiques » c’est-à-dire bénéfiques à la santé.
 La choucroute est consommée depuis l'époque des Romains et le chou fermenté reste un plat important dans la cuisine d'Europe centrale, de l'Alsace jusqu'à l'Ukraine. En Pologne, c'est le jus de betterave rouge fermenté qui forme la base du plat national, le Borsch (soupe de betterave rouge).
 Dans les pays asiatiques aussi, le chou fermenté est important, comme le « Kimshi » de Corée, mais la plupart des légumes peuvent être consommés sous cette forme : carottes, aubergines, oignons, concombres...
 Dans notre alimentation occidentale, les olives, les cornichons, les betteraves rouges, les navets, etc. peuvent être conservés par lactofermentation. A noter cependant que de plus en plus l'industrie agro-alimentaire conserve ces produits dans des saumures ou dans du vinaigre ou les stérilise après la fermentation, ce qui détruit les bactéries. La bière actuelle, bien que fermentée, est le plus souvent pasteurisée et contient très peu de bactéries et de levures.

 Les laits fermentés, en revanche, sont tous riches en bonnes bactéries douées de caractères « probiotiques » de performances différentes selon l’espèce et le biotype bactérien utilisés.
 C’est le cas du yoghourt (fermenté par Streptococcus thermophilus et Lactobacilus bulgaricus), du lait à l’acidophilus (fermenté par Lactobacillus acidophilus), du lait au bifidus (fermenté par Bifidobacterium bifidum, longum, breve ou lactis), du kéfir (fermenté par plusieurs espèces de Lactococcus, Leuconostoc, Lactobacillus, Sacharomyces, Kluyveromyces, etc.). Tous ces laits fermentés présentent un intérêt pour la santé, surtout lorsque la matière première est du lait de chèvre, de brebis ou de jument. En ce qui concerne les yaourts classiques, ils présentent moins d’intérêt car de plus en plus de personnes développent une intolérance au lait de vache, avec manifestations inflammatoires (rhinite, sinusite, arthrite, arthrose, etc.).

 Adaptez votre façon de manger


Veillez à suffisamment mâcher et imprégner vos aliments de salive, notamment ceux riches en amidon (céréales, fruits et légumes). Une bonne mastication garantit que la première phase de la digestion ait lieu dans la bouche sous l’effet de l’amylase de la salive et évite une fermentation intestinale putride produisant des toxines.
 Evitez d’abuser des aliments pouvant entraîner chez certaines personnes des réactions d’intolérance immunitaire : lait de vache et ses dérivés, céréales modernes riches en gluten et leurs dérivés.

 Pas d'eau chlorée


 La raison pour laquelle du chlore est ajouté dans l'eau du robinet avant d'être distribuée est précisément que cela permet de tuer les germes nuisibles qu'elle peut contenir.
 C'est une excellente chose, et c'est depuis que ces mesures ont été prises que la dysenterie ou le choléra ont disparu dans nos pays industrialisés.
 Cependant, il faut bien comprendre que le chlore a le même effet dans votre tube digestif : il a tendance à le désinfecter, tuant indifféremment mauvais et bon microorganismes. Evitez donc tout contact inutile avec des substances bactéricides (qui tuent les bactéries) ou fongicides (qui tuent les levures et champignons), y compris les produits pour désinfecter les mains et la peau, car elles tuent indifféremment les bonnes et les mauvaises souches microbiennes. Or, la peau et les organes sexuels sont aussi couverts d’une microflore qui s’oppose aux germes nuisibles ; il convient donc de la préserver.
Ces précautions étant prises, votre microflore de protection va d'elle-même se rééquilibrer, à condition que votre alimentation et votre mode de vie le permettent car ils sont les moyens les plus puissants de retrouver une bonne santé.
 Pour faciliter le processus, vous pouvez toutefois aussi prendre certains compléments alimentaires. Le problème est qu'ils sont très difficiles à obtenir. La plupart des « probiotiques » vendus dans le commerce ne marchent pas, ne serait-ce que parce qu'ils sont vendus en comprimés, ce qui suppose de leur appliquer une forte pression qui fait monter la température... et tue les bactéries vivantes !

Article publié ici : http://www.ferloo.com/Sante-La-mort-commence-dans-le-colon_a2555.html

mardi 9 juillet 2013

Jeûne au Kitchari

D’un point de vue ayurvédique, le kitchari est un plat simple, facile à digérer et qui équilibre les 3 doshas ( Vata, Pitta et Kapha) . Le kitchari enracine et réchauffe et ses épices calment l’esprit.
C’est le plat par excellence des yogis en Inde et de toutes les personnes qui  souhaitent commencer un nettoyage en suivant un régime alimentaire purifiant. Cerise sur le gâteau : le plat est délicieux et savoureux....
On peut suivre un jeûne au kitchari de deux à quatre semaines en en mangeant au moins deux fois par jour, au déjeuner et au dîner.

kitchari 

Ingrédients

- 1 tasse de riz basmati ou de riz rond complet
- 1 à 5 tasses de mung dal ou de lentilles rouges
-  2 cuillères à soupe de ghee ( beurre clarifié )
-  sel
-  Épices (la quantité varie selon vos goûts) : cumin en graines, coriandre en graines, curcuma, cardamome verte, gingembre frais râpé ou coupé en petits morceaux, fenouil fraîchement moulu, poivre, cannelle, feuilles de curry, fenugrec en graines, noix de muscade en poudre...
- Un bouquet de coriandre fraîche
- Légumes au choix : carottes, courgettes, petits pois…

Etape par étape.... :

1/ Lavez le riz et les lentilles
2/ Faites fondre le ghee à feu doux dans une casserole.
Faites revenir les épices : d'abord les graines de coriandre préalablement écrasées, puis les graines de fenugrec.
Ensuite, les graines de cumin : dès qu'elles commencent à roussir ( attention, elles grillent vite ! ), faire revenir le gingembre puis très rapidement : fenouil, curcuma ( 3 cuillères à café ), muscade ( une demi cuillère à café ), un zeste de poivre et de cannelle, et même, si vous en avez, de la coriandre et cumin en poudre ( équivalent de deux cuillères à café pour chaque épice )...
3/ Ajoutez le riz et les lentilles. Laissez durant quelques minutes et remuez fréquemment.
4/ volume d'eau : deux fois le mélange riz + lentilles.
5/ Laissez mijoter à feu doux entre 15 et 30 min ou même plus, selon la consistance choisie, le Kitchari pouvant être plus ou moins ferme
6/ Salez selon votre goût
7/ Ajoutez les légumes de votre choix soit durant la cuisson, soit à la fin, séparément.

Jeûne ayurvédique

le jeûne repose la digestion et permet d'attiser efficacement le feu digestif, brûlant ainsi les toxines accumulées dans le corps et le mental.

Il profite également aux intestins, élimine les gaz, nettoie la langue, rafraîchit l'haleine, rend le corps léger, améliore la clarté mentale et la santé globale.

Prudence cependant : effectuer un jeûne n'est jamais anodin ni sans conséquences pour l'organisme : il convient d'être prudent , d'y aller progressivement  : l'idéal est de se faire prescrire un planning précis par un docteur en ayurveda.


En général, un jeûne bref régulier est préférable aux jeûnes longs plus rares qui peuvent épuiser et plomber - en l'accentuant - le déséquilibre "doshique". ( voir les dôshas ).

Lorsqu'on décide de la durée et du type approprié d'un jeûne rapide, il est important de prendre en compte la constitution, la force digestive, le niveau d'ama et la vitalité globale.

Le jeûne privant complètement de nourriture est déconseillé pour les enfants, les femmes enceintes, les personnes épuisées, minces, mal nourries, âgées ou chroniquement malades, bien qu'une diminution de la prise d'aliments lorsqu'on se sent mal soit parfaitement naturelle. Dans ce cas, une perte d'appétit pour la nourriture solide est habituelle.


Personnes au vata prédominant : possibilité de jeûner en ne prenant que des bouillons chauds,
Personnes au pitta prédominant : possibilité de jeûner en ne consommant que des jus de fruits comme raisin/+grenade ou des jus de légumes,
Personnes au kapha prédominant : possibilité de jeûner en ne buvant que de l'eau ou des tisanes.

Les principaux jeûnes de l'ayurveda incluent :


❀ Consommation uniquement d'aliments légers comme du riz et des légumineuses cuites ensemble ( kichari : riz complet ou basmati + légumineuses comme lentilles corail, lentilles vertes, haricots muni, soja jaune dépelliculé ) et kanjee ( eau d'orge et riz ).

❀ Consommation uniquement de fruits, de légumes ou de jus.

❀ Abandon des aliments solides et prise uniquement d'eau ou de tisanes.


Durant le jeûne il est important de beaucoup se reposer et d'éviter toute forme de stress.
Après le jeûne, recommencez peu à peu à manger normalement, revenant lentement aux aliments solides.
Au cours d'une "détox", mieux vaut éviter l'exercice vigoureux et le surmenage du corps.

De manière générale, tout le long de l'année et selon sa constitution :


❀ Personnes à la constitution pitta : éviter les aliments solides un jour par semaine.

❀ Personnes à la constitution kapha : éviter les aliments solides quelques jours par mois.

❀ Personnes à la constitution vata élevée : elles seront probablement épuisées : jeune modéré en mangeant du kichari .


jeudi 11 avril 2013

Détoxification




Le régime alimentaire sain est l’un des plus importants outils pour prévenir et réduire l’accumulation d’ama (toxines).
Avant d’effectuer une détoxication chez soi, mieux vaut suivre pendant trois à quatre semaines par an un régime alimentaire réduisant ama.
En ce moment de transition saisonnale il est bon de faire du bien à  l'organisme en l'aidant à se détoxifier et ainsi à se désencombrer des restes des nourritures lourdes hivernales et se préparer pleinement aux nouvelles saisons printanières et estivales à venir.

Régime alimentaire réduisant ama




Ce régime alimentaire implique la consommation de :



  • Aliments fraîchement préparés, nourrissants et appétissants.
  • Aliments légers, facile à digérer comme :

 -Riz
-Bouillon de légumes

-Lentilles

-Céréales comme l’orge

-Accompagnement : beaucoup de légumes (fraîchement cuits à la vapeur ou légèrement sautés, cuisson au wok) et/ou jus de fruits frais. Il va de soi que légumes et fruits sont de culture biologique.



  • Bouillon de haricots mungo : ces haricots apaisent les trois doshas (les trois forces vitales ou « humeurs » principales : vata, pitta et kapha, responsables de toutes les fonctions corporelles, physiques et psychologiques) , est très nourrissant et digeste.
  • Aliments chauds et cuits, plus faciles à digérer que les aliments crus et durs.
  • Graines : petite quantité.
  • Viande blanche de préférence à la viande rouge : dinde, poulet.
  • Poisson.



Certains aliments sont très utiles durant la purification de l’organisme :




  • Légumes : légumes à feuilles vertes cuits, en grande quantité accompagnés d’épices douces.

Parmi les meilleurs aliments détoxifiants :



-Betteraves

-Radis

-Artichauts

-Choux dont le brocoli

-Algues de mer et d’eau douce comme la chlorelle et spiruline.



  • Épices :



-Gingembre

-Curcuma

-Cumin

-Coriandre

-Fenouil

-Fenugrec



Ces épices aident à éliminer les toxines via la peau, l’appareil urinaire, le côlon et le foie.



  • Céréales : les céréales complètes comme :



-Quinoa

-Orge

-Amarante

-Riz en petites portions. Le kanji, préparé à base de riz bouilli avec beaucoup d’eau, est excellent pour éliminer les toxines à travers l’urine.



  • Lassi : Yaourt frais battu avec de l’eau et/ou du lait coupé d’eau ou demi écrémé agrémenté d’une épice digeste et bienfaisante comme la cardamome. Excellente boisson pour le déjeuner.
  • Kéfir : boisson lactée préparée en mettant un mélange de levures et de bactéries dans le lait : le lait devient légèrement aigre et sa consistance est celle d’un yaourt liquide. Il est également possible de préparer du kéfir à partir de laits végétaux comme le lait d’amande ou de noix de coco.                                                                                                                                                                                                                                                                             

Les types bénéfiques de levure du kéfir aident à éliminer les bactéries pathogènes des intestins en pénétrant la muqueuse où celles-ci résident. Les textes ayurvédiques anciens mentionnent souvent l’utilisation du lait fermenté – toujours dilué d’eau- pour le soin des troubles digestifs.



  •       Eau chaude ou tisanes : Buvez dans la journée des tisanes de fenouil, de citronnelle ou de menthe pour éliminer les toxines du corps via l’urine. La tisane de gingembre permet d’intensifier agni (cf. texte publié précédemment : Les Quatre états du feu digestif, AGNI ) et éliminer ama. Mieux vaut la boire le matin avant le petit-déjeuner et de nouveau avant le déjeuner. Elle peut également être bue dans la journée. L’eau tiède avec le jus frais du quart d’un citron a le même effet.


Pour aider à réguler le feu digestif –agni-, choisissez les aliments en fonction du type corporel ou des déséquilibres (cf. texte publié précédemment : Les Quatre états du feu digestif, AGNI )

Minimisez les aliments accroissant ama :




  • Aliments en conserve, dévitalisés, surgelés, sans valeur nutritive
  • Produits lactés
  • Hydrates de carbone raffinés comme farine blanche, pain blanc, brioches, viennoiseries, sucre blanc
  • Pains au levain et biscuits d’apéritifs de toute sorte comme les crackers
  • Aliments et boissons fermentés comme le vinaigre, les chutneys et légumes marinés au vinaigre (Achars)
  • Aliments et boissons froids
  • Aliments indigestes : fromages, viandes rouges, desserts lourds, graines oléagineuses et crues comme les noix
  • Aliments gras, frits, lourds et salés
  • Aliments non bio, génétiquement modifiés, cultivés à l’aide de produits chimiques, de pesticides et fertilisants renfermant des additifs chimiques.



Essayez d’éviter la prise de médicaments qui risquent de supprimer les symptômes de l’accumulation d’ama tout en augmentant la charge de travail du foi et des intestins et en favorisant en même temps cette accumulation.

Il est également important de diminuer ou d’éviter l’alcool, la caféine, les drogues et le tabac et de minimiser l’exposition aux produits chimiques ménagers ainsi qu’aux produits à base de pétrole.

A suivre : le jeûne ayurvédique.


lundi 8 avril 2013

L'Ayurveda : un portrait simplifié



L'āyurveda ou ayurvéda ou encore médecine ayurvédique (en écriture devanāgarī : आयुर्वॆद, la « connaissance/science de la vie », āyurveda est une association des mots : āyur signifiant « vie » et veda qui signifie « science/connaissance ») est une médecine traditionnelle originaire de l’Inde, également pratiquée dans d'autres parties du monde. C'est une médecine non conventionnelle. 
L'ayurveda puise ses sources dans le Véda, ensemble de textes sacrés de l'Inde antique ( environ -2500 avant J.C). Il s'agit d'une approche holistique de la culture védique, dont l'hindouisme s'est librement inspiré. L'āyurveda demeure une forme de médecine traditionnelle encore vivace en Asie du Sud.
La littérature la plus ancienne sur l'āyurveda est apparue en Inde au cours de la période védique. 
Les deux traités les plus anciens et les plus connus sont la Caraka-Samhitā et la Sushruta-Samhitā qui datent du début de l'ère chrétienne.
Les praticiens ayurvédiques ont également mis au point un certain nombre de préparations médicinales et de procédures chirurgicales pour prévenir ou guérir diverses maladies et affections. 
L'āyurveda est devenue une forme de médecine alternative en Occident, bien que les brevets concernant ses médicaments aient été contestés par des institutions officielles des pays occidentaux et de l’Inde. L’Organisation mondiale de la santé l'a reconnue comme un système de médecine traditionnel.


Principes généraux

 

Les éléments

 

 

L’āyurveda croit en l’existence de cinq grands éléments ( la terre, l’eau, le feu, l’air et l’espace), formant l'univers, y compris le corps humain. Le sang, la chair, la graisse, les os, la moelle, le chyle et le sperme (shukra - lymphe puis liquides spermatique et céphalo-rachidien) sont les sept principaux éléments constitutifs de l'organisme.


Les Doshas ou les "humeurs" de l'Ayurveda

 

 

L’āyurveda croit en l’équilibre de trois "humeurs" :

  • Vāta ou vāyu (vent/esprit/air),
  • Pitta (feu/bile),
  • Kapha (terre/eau/mucus).
Ces éléments sont présents à des degrés différents chez chaque individu. Cette doctrine des trois dosha, est primordiale. Le(s) dosha(s) dominant chez l'individu détermine(nt) ses tendances, ses faiblesses et conseille un style de vie, notamment un régime qui lui est bénéfique, en l'harmonisant avec l'univers. La construction d'un métabolisme sain, le bon déroulement de la digestion et de l’excrétion apportent la vitalité. 
L’āyurveda met également l’accent sur l'exercice, le yoga, la méditation et les massages.


Panchakarma

 

 

 

Le concept de Panchakarma, du sanskrit Pancha : cinq et Karma : action (en devanāgarī : पन्छ्कर्म) est un des soins ayurvédiques dont l'objectif est de purifier le corps en provoquant l’élimination des éléments toxiques de l'organisme. Il comprend les méthodes suivantes :

  • Vamana : le vomissement thérapeutique,
  • Virechana : la purgation,
  • Basti : le lavement,
  • Nasya : l'élimination des toxines par le nez,
  • Raktamoksha : la saignée.


Huit disciplines

 

 

Dans l’āyurveda, il existe huit disciplines thérapeutiques, appelées Ashtanga  :

  • La chirurgie (Shalya-chkitsa ou Salya Tantra).
  • Le traitement des maladies siégeant au-dessus de la clavicule (Salakyam).
  • La médecine interne (Kaya-chikitsa).
  • psychiatrie (Bhuta Vidya)
  • La pédiatrie (Kaumarabhrtyam).
  • La toxicologie (Agadatantram).
  • La prévention et la construction de l’immunité (Rasayanam).
  • Les aphrodisiaques (Vajikaranam).

Le diagnostic

 

 

Pour arriver au diagnostic, le médecin ayurvédique examine le patient au moyen d'un ensemble de techniques telles que l'observation, l'interrogation, la palpation (dont la prise du pouls, nadipariksha) par lesquelles il déduit les déséquilibres présents, avant de prescrire les soins ou les remèdes .
 Le Charaka Samhita recommande d’examiner dix fois le patient.
Les qualités qui doivent être évaluées sont : la constitution, les anomalies, l’essence, la stabilité, les mensurations corporelles, l’alimentation, la force psychique, la digestion, les capacités physiques et l’âge. L'audition permet d’évaluer la fonction respiratoire et la parole.
L'étude des points vitaux ou Marma a une importance particulière.
Ananda S. Chopra identifie cinq critères importants pour le diagnostic : l’origine de la maladie, les symptômes prodromiques (précurseurs), les symptômes typiques de la maladie déclarée, l’observation de l'effet des procédures thérapeutiques et l’évolution du processus pathologique.




La diététique ayurvédique

 

 

L’āyurveda intègre tout un système de recommandations nutritionnelles. Ananda S. Chopra (2003), sur le thème de la diététique ayurvédique, écrit  :
« la diététique ayurvédique comprend une série de recommandations, allant de la préparation et de la consommation des aliments, à de bonnes habitudes de santé pour le jour et la nuit, la vie sexuelle et les règles de conduite morale. Contrairement aux praticiens contemporains, les anciens auteurs ayurvédiques avaient tendance à être religieusement neutres. Même les auteurs bouddhistes se sont abstenus de tenter de convertir le patient à leur pratique religieuse. »

Le régime ayurvédique est établi selon le dosha majoritaire de chacun (Vata, Pitta ou Kapha) et tient compte des rythmes naturels (les 6 saisons indiennes, les différentes heures du jour), eux mêmes sous influence des doshas.
Les aliments sont classifiés selon leurs caractéristiques (amer, acide, piquant, sucré, salé et astringent) et leur impact positif ou négatif sur le dosha afin d’être combinés au mieux et assurer ainsi le bien-être de chacun. Ainsi le dosha Vata est plus enclin aux goûts salés, acides et sucrés, Pitta préfère les goûts sucrés, amers, astringents et Kapha les goûts piquant, amer et astringent.
Il est également recommandé de ne prendre que deux repas par jour. À l'issue du repas l'estomac doit être au tiers vide, au tiers rempli par des liquides et le dernier tiers par des solides.
L’āyurveda met l’accent sur l’utilisation des légumes. Les matières grasses sont utilisées tant pour la consommation que pour l'usage externe. Des centaines de plantes sont employées.
Certains produits d'origine animale peuvent également être utilisés, par exemple le lait, les os et les calculs biliaires ; des minéraux, notamment le soufre, l’arsenic, le plomb, le sulfate de cuivre, l’or sont aussi consommés suivant les prescriptions.
Les huiles peuvent être utilisées de différentes manières allant de l’ingestion régulière dans le cadre de l'alimentation, à l’onction, à la lubrification, au massage de la tête et à l'application sur les zones infectées.


Le massage

 

 

Le massage à l'huile, en sanscrit, abhyanga, est donné au corps préalablement à des thérapies spécifiques. 
Il est destiné à drainer les toxines vers le système digestif, sanguin et urinaire et par voie de conséquence à favoriser l'élimination pour préparer aux autres méthodes du Panchakarma. 
Le massage et les soins ayurvédiques n’ont, à l’origine, pas une vocation relaxante mais curative. 
À l’instar des plantes, ils visent à rééquilibrer un terrain, à nourrir ou à désaturer, à ôter des tensions, à relâcher le mental…


  • 1- La matière première



Tous les soins ayurvédiques fonctionnent sur le principe de l’absorption cutanée des matières premières appliquées sur le corps. Un massage ou un soin ayurvédique, c’est avant tout une matière première adaptée au profil, pathologie et symptômes du patient. Elle doit absolument être de qualité pour donner de réels bénéfices. Ces matières premières peuvent être :

  • Huiles - sésame, ricin, noix de coco, moutarde, neem, amande douce, noyaux d’abricot ou médicalisées avec des plantes telles que Chandanbala lakshadi (au bois de santal), Dashamoula tail ou Mahanarayan.
  • Ghee (beurre clarifié) - pur ou médicalisé tel que triphala, dādima, mahatikta ghrouta.
  • Poudres (chourna) - épices ou plantes, sel, farine de pois chiches.
  • Préparations - lait médicalisé, riz cuit dans du lait, petit-lait.
  • Tampons/pochons chauds (Pinda Svéda)- contenant des plantes, épices.

  •  2-Partie ou totalité d’un traitement 



Les massages et soins corporels viennent généralement en soutien à une prise en charge plus large (plantes, diététique…). Leur importance devient de premier ordre lorsque le déséquilibre touche en particulier la peau, les muscles, le tissu graisseux, le squelette et les articulations. Dans certains cas, ils peuvent être utilisés en traitement simple tels que sciatique, hernie discale, spondylite, fatigue oculaire, spasmes / contractures / crampes, hyperactivité, sécheresse cutanée, rashes…


  • 3-Action globale ou locale


  • Concerne l’ensemble du corps : massages abhyanga , udvartana, pinda svéda, uzhichil, marma.
  • La tête : shirodhara, shiropitchou, shirobasti, shiroabhyanga
  • Le système nerveux central : shirodhara, nasya
  • Les yeux : nétrabasti
  • Le cœur : hroudbasti
  • Les genoux : jānudhara, jānubasti
  • Le dos : katibasti

L'hygiène

 

 

L’hygiène - également une vertu à composante religieuse pour de nombreux Indiens - est une recommandation forte. L'hygiène de la vie courante, le bain, le lavage des dents, les soins de la peau et le nettoyage des yeux. Il est également recommandé d’oindre occasionnellement le corps avec de l'huile.

La sudation

 

 

Le bon fonctionnement des canaux – des tubes qui existeraient dans l'organisme pour le transport de fluides d'un point à un autre - est considéré comme vital et le manque de canaux peut conduire à la maladie et à la folie. Sushruta indique que le blocage de ces canaux peut conduire aux rhumatismes, à l’épilepsie, à la paralysie et aux convulsions lorsque les fluides et les canaux sont détournés de leur emplacement idéal. La sudation est encouragée comme un moyen d’ouvrir les canaux et de diluer les Doshas responsables des blocages et de la souffrance – de nombreuses façons de prendre des bains de vapeur sont recommandées comme thérapeutique pour éliminer les toxines.


vendredi 5 avril 2013

Comment éviter au quotidien le BPA ou Bisphénol A ?



Un système à 7 codes

Le plastique doit être trié par type pour le recyclage car chaque type de plastique a des propriétés différentes. L’industrie du plastique a créé un système de 7 codes. Vous pourrez les trouver en regardant généralement en dessous du produit.
Les plastiques recyclables sont le PET, le PEHD et le PP (mais ce dernier uniquement au niveau de l’industrie)

Une astuce : avant d'acheter un objet en plastique, consultez le code de recyclage ( "code d'identification des résines" ) inscrit dans un petit triangle ( Le logo représente un ruban de Möbius, mais réduit à sa plus simple expression pour faciliter sa lisibilité après moulage, même en taille réduite. Au centre du triangle, un chiffre indique le type du plastique, parfois associé sous le triangle aux lettres initiales de son nom). ex :

On trouve du BPA surtout dans les produits affichant un code n°7 
( PC, polycarbonates...) et, dans une moindre mesure, dans ceux marqués n°3 ( PVC, polychlorure de vinyle (tuyau, gaine...) ) et  
n°6 ( PS ou Polystyrène (isolation ou jouets par exemple)).
S'il n'y a pas de code de recyclage sur l'article que vous convoitez, ne l'achetez pas !
Les moins dangereux pour le moment : 1,2, 4 et 5.

N° de recyclage
Unicode
Abréviation
Nom du polymère
Utilisation


♳ U+2673
PETE ou PET
On peut trouver aussi : PET - Polyéthylène Terephthalate. Il est utilisé pour les bouteilles de boissons gazeuses, d’eau minérale, d’huile de cuisine, pour sa transparence, sa résistance aux chocs, son faible poids et son imperméabilité à l’eau. Il est actuellement le plastique le plus recyclable. Une étude récente a démontré qu’au delà d’un certain temps de stockage de l’eau dans une bouteille en PET, un phtalate probablement cancérigène pourrait s’y développer. Il est donc déconseillé de réutiliser une bouteille en PETE.
Recyclable pour produire des bouteilles de limonade, des plateaux de traiteur et de boulangerie, des vêtements, des tapis, des pinceaux, etc.
♴ U+2674
HDPE ou PEHD
On peut trouver aussi : HD-PE - Polyéthylène haute densité, qui représente 50% du marché et se retrouve dans les bouteilles de jus de fruits, de détergents. Il est opaque ou translucide, rigide, résistant aux chocs, étanche, et imperméable aux corps gras. Ce plastique est recyclable.
Recyclable pour produire des bouteilles, sacs à provisions, poubelles, tuyaux agricoles, sous-tasses, barrières, équipement de terrains de jeu, bûches plastiques, conteneur d'acide (le PEHD est un plastique qui résiste aux acides), etc.
♵ U+2675
PVC ou V
On peut trouver aussi : PVC - Le polychlorure de vinyle (PVC). La fabrication et l’incinération de ce plastique rejettent des dioxines, des substances cancérigènes et des disruptifs hormonaux. Ce plastique n’est pas recyclable. C’est le 2ème plastique utilisé dans le monde (20% de l’ensemble des plastiques) après les polyéthylènes (32 %). Les emballages en PVC sont utilisés dans la plupart des supermarchés et des épiceries pour emballer le fromage et la viande.
Recyclable pour produire des tuyaux, des profilés pour la construction (fenêtres, lames de terrasses, portails, etc.) des grillages et des bouteilles non-alimentaires. Susceptible de contenir du BPA.
♶ U+2676
LDPE ou PEBD
On peut trouver aussi : LD-PE ou BD-PE ou PE-BD - Polyéthylène basse densité. Ce plastique n’est pas recyclable. Il est utilisé pour certains sacs, emballages ou barquettes alimentaires souples.
Recyclable pour fabriquer de nouveaux sacs et films plastiques.
♷ U+2677
PP
Polypropylène De faible densité, il concilie des propriétés chimiques, thermiques et électriques. Il n’est actuellement pas recyclable en dehors de l’industrie. Seuls les bouchons en PP des emballages sont recyclables. Il est présent aussi essentiellement dans les objets comme la vaisselle en plastique, les récipients alimentaires réutilisables, des pots de yaourt ou de crème, les emballages de margarine...
Recyclable en pièces de voiture, cabarets, tapis et fibres géotextiles et industrielles.
♸ U+2678
PS
Polystyrène (PS). Le polystyrène peut laisser filtrer du styrène, un cancérigène potentiel qui peut être également un disruptif hormonal. Il est facile de l’éviter en utilisant des tasses en verre ou en porcelaine au lieu des tasses en plastique, en évitant les couverts en plastique. Ne jamais chauffer les aliments dans des récipients en polystyrène. Ils fondraient dans votre nourriture et rejetteraient des gaz toxiques).
Recyclable dans une grande variété de produits incluant accessoires de bureau, cabarets, jouets, cassettes vidéos et boîtiers et panneaux isolants.Susceptible de contenir du BPA.
♹ U+2679
OTHER
Autres plastiques, incluant le polycarbonate, l'acrylique, le styrène-acrylonitrile (SAN) et le nylon.
Polycarbonate : la plupart des biberons et certaines tasses pour bébé sont faits de polycarbonate translucide et rigide, tout comme les bonbonnes d’eau de 20 litres et certaines de 3,5 litres. Le problème : le polycarbonate contient du bisphénol-A. Des études ont démontré que le bisphénol-A présent dans le plastique pouvait s’exfiltrer s’il était chauffé ou après une utilisation prolongée. Cette possibilité d’infiltration est une raison supplémentaire de choisir l’allaitement. Quand vous utiliser un biberon, choisissez-en plutôt un en verre de sécurité ou en plastique opaque.
Si PC est indiqué en-dessous, cela signifie que le produit contient du polycarbonate et donc du BPA.
En fonction du fabricant, les logos peuvent varier.
Les quatre indications suivantes correspondent à la même matière plastique.



jeudi 4 avril 2013

Les Quatre états du feu digestif, AGNI





Agni connaît 4 états distincts :



 



  1. Irrégulier : visham

  2. Rapide : tikshna

  3. Faible : manda

  4. Equilibré : sama




1-Agni irrégulier : visham agni ou vishamagni


Le feu digestif est instable. Caractéristique des types VATA.

Les causes :

 
  • Une alimentation trop lourde/trop légère
  • Des activités physiques comme des exercices vigoureux (exemple : course, aérobic, etc.…).

Si votre agni est irrégulier, vous aurez en alternance très faim et pas faim du tout.
Parfois vous digérez bien, d’autres fois vous souffrez de ballonnements, gaz, constipation, diarrhée, syndrome du côlon irritable, gêne abdominale, gargouillements gastriques, coliques. Après un temps, vishamagni s’affaiblit et la capacité de bien digérer diminue.

Traitement conseillé par l’ayurveda pour vishamagni : vata shamana


Associés à un régime alimentaire léger, les aliments et les remèdes gras (par exemple, du beurre clarifié ou ghee), légèrement épicés, acides et salés aident à équilibrer le feu digestif.
Véhicule transportant les fines herbes jusqu’aux tissus : eau tiède/beurre clarifié.

Aliments acides / au goût acide :

  • Aliments fermentés comme vinaigre, vin, fromage, yaourt, sauce de soja (shoyu et tamari), miso, légumes marinés et chutneys
  • Epinards, oseille ,
  •  fruits acides comme : agrumes, pommes acides, fraises, raisins verts, prunes, oranges, fruits rouges (framboises, myrtilles, groseilles, mûres…)
  • Plantes et épices acides comme amalaki, haritaki, grenade…

L’acide donne du goût et augmente le feu digestif, élimine les flatulences, fait saliver, son excès assoiffe et brûle le corps.

Aliments salés /au goût salé :

  • Sel,
  • Algues,
  • Céleri,
  • Viandes et poissons fumés, anchois,
  • Extraits de levure,
  • Olives,
  • noix et crackers salés,
  • Fromages,
  • Légumes marinés dans du vinaigre,
  • Aliments traités et fast-food.
  • Plantes et épices salées comme toutes les algues, graines de céleri, graines d’ajwain, graines d’aneth, cumin et coriandre.

Le salé soulage les raideurs, améliore la digestion, nettoie, est sédatif.
Son excès provoque la soif, des brûlures, augmente les infections, les évanouissements et endommage les muscles.

2-Agni rapide : tikshna agni ou tikshnagni.


Le feu digestif est vif. Caractéristique des types PITTA (tendance à avoir un solide appétit et bien digérer sans gagner trop de poids).

Les causes d’un agni trop rapide :


  • envie de manger d’avantage,
  • digestion rapide,
  • métabolisme accéléré,
  • tendance à l’indigestion, aux renvois, à la nausée, à l’acidité,
  • Tendance à l’hypoglycémie (causant faiblesse, irritabilité ou maux de tête ),
  • Tendance aux maux d’estomac, à la gastrite, à l’ulcère peptique, à la fièvre ou à la diarrhée.
Finalement, le feu se consumera tout seul, souvent à travers la  diarrhée et/ou l’infection et s’affaiblira.

Traitement conseillé par l’ayurveda pour tikshnagni : pitta shamana


Eviter les épices fortes. Les principes amers comme camomille, guduchi, racine de pissenlit, romarin et amalaki, aux propriétés rafraîchissantes sont tout à fait appropriées.
Les aliments lourds, froids, onctueux et sucrés sont utiles. Les laxatifs comme Triphala ou Darthree peuvent être pris toutes les deux à quatre semaines. La coriandre, l’amalaki et le shatavari rafraîchissent pitta.
Véhicule transportant les fines herbes jusqu’aux tissus : eau froide/beurre clarifié.

Aliments amers / au goût amer :

·        café, thé ; chicorée, jus d’aloe vera, tisane de camomille ; chocolat noir ; laitues et salades, principalement chicorées ; radis (radis noir très conseillé), feuilles de pissenlit.
·        Plantes et épices amères : bardane, coriandre, fenugrec, asa-fœtida, guduchi, bringaraj, neem, andrographis, guggulu, bhumiamalaki.

L’amer redonne le sens du goût, désintoxique, tue les germes et les parasites, élimine la chaleur et les infections, déloge le gras
Son excès dessèche les tissus, abaisse agni, aggrave vata et a un effet épuisant sur le corps et le mental.
.
Aliments sucrés / au goût sucré : (généralement des aliments lourds, froids et onctueux, intensifiant naturellement KAPHA.)

  • La plupart des légumes (particulièrement les racines comestibles comme panais, betteraves, carottes, patates douces…),
  • Cucurbitacées comme potirons, potimarrons, courges musquées,
  • Fruits comme figues, dattes, abricots, poires et prunes,
  • Noix et graines,
  • Huiles,
  • Céréales (en particulier l’avoine cuite),
  • Viande et poisson,
  • Œufs,
  • Lait (sauf lait de soja),
  • Edulcorants (sucre, sirop d’érable, miel).
  • Plantes et épices douces comme : fenouil, noix de muscade, menthe, cardamome, basilic, cannelle, ashwagandha, shatavari, gokshura, vidari.

Le sucré nourrit, revitalise, apporte de la satisfaction au corps, il est rafraîchissant, il est apprécié des insectes et des abeilles en particulier, son excès conduit à l’obésité, la paresse, l’endormissement.

Il est conseillé de manger de tout en petites quantités mais de manière fréquente et régulière. Par exemple, si vous mangez du radis noir, consommez en deux tranches, pas plus, mais à chaque repas, etc.…



3-Agni faible : manda agni ou mandagni.


Le feu digestif est faible. Caractéristique des types KAPHA (métabolisme lent, tendance à gagner du poids même sans manger excessivement.)

Les causes :

  • Consommation d’aliments trop lourds, indigestes, gras et sucrés comme le fromage (pas le beurre clarifié),
  • Consommation d’aliments gardés longtemps ou froids, de boissons froides,
  • Prise excessive de liquides pendant les repas,
  • Un mode de vie sédentaire induisant un manque d’exercices physiques ou activités sportives,
  • Trop de sommeil, sommeil très lourd, besoin exagéré de rester au lit,
  • Perturbation de la digestion due aux repas irréguliers, au jeûne excessif, au stress notable,
  • VATA élevé,
  • Faiblesse extrême,
  • Maladies comme la gastro-entérite et la diarrhée chronique.

Un feu digestif faible aboutit à des troubles KAPHA comme congestion du mucus, tendance aux toux et rhumes fréquents, digestion lente, intestins paresseux, sensation de lourdeur dans l’estomac et dans le corps, penchant à la toux et à l’essoufflement, léthargie, somnolence après les repas, excès de salive ou nausée. Intolérances alimentaires et allergies peuvent se développer.
Les symptômes empirent quand AMA (toxines) suscite douleurs articulaires, maux de tête, sinusite et lassitude.


Traitement conseillé par l’ayurveda pour mandagni : kapha shamana


On peut intensifier la digestion en utilisant :

  • Des fines herbes,
  • Des aliments très digestes lors de repas modérés.

Eviter :


  • Viandes rouges,
  • Fromages,
  • Aliments crus,
  • Excès de produits lactés,
  • Excès d’aliments sucrés

Les aliments chauds comme soupes, bouillons, ragoûts sont plus facilement digérés que les aliments froids, crus et durs.
Les aliments et les remèdes digestes, amers, piquants et astringents stimulent agni.
Les épices sont particulièrement bonnes et conseillées comme gingembre, poivre noir, poivre de Cayenne, asa-fœtida (ase fétide).

Les épices digèrent aussi ama (toxines), alors que les fines herbes astringentes, amères et piquantes assèchent l’excès de liquide ou de mucus qui risquent d’étouffer le feu digestif. Gingembre, Hingwashtaka et Trikatu sont des remèdes qui réduisent efficacement ama.

Aliments piquants / au goût piquant :
  • Alcool
  • Oignons et poireaux crus, radis, cresson de fontaine, roquette, moutarde, raifort
  • Café
  • Plantes et épices piquantes : ail, gingembre, basilic, poivre noir, carvi, poivre de Cayenne, cannelle, clous de girofle, cumin, noix de muscade, menthe poivrée, safran, fenouil, curcuma, guggulu, chitrak
.
Le piquant nettoie la bouche, fait digérer, purifie le sang, réveille, liquéfie, donne du goût, libère.
Son excès affaiblit le corps, la reproduction et la virilité, provoque des pertes de connaissance, amaigrit et brûle.

Aliments astringents / au goût astringent :

  • Vins rouges secs,
  • Bananes pas mûres,
  • Légumes secs, haricots,
  • Miel,
  • Pommes et poires,
  • Brassicacées : choux, brocolis, choux de Bruxelles, chou-fleur…
  • Prunelles, grenades, canneberges,
  • Germes de luzerne
  • Haricots verts, petits pois
  • Topinambours, pommes de terre
  • Sarrasin ou blé noir,
  • Plantes et épices astringentes : jasmin, rose, haritaki, musta, ashoka, guggulu, bibhitaki.

L’astringent est sédatif, il arrête la diarrhée, répare les articulations et ferme les plaies.
Par son effet contractant, il stoppe les saignements.
En excès il dessèche la bouche, donne une douleur au niveau du cœur, constipe et retient les fluides, crée de la raideur et amaigrit.

4-Agni équilibré : sama agni ou samagni.


Signes d’un feu digestif équilibré :


  • Appétit régulier et modéré
  • Digestion efficace favorisant la bonne santé.

Les personnes ayant un agni équilibré supportent la faim, les repas lourds et irréguliers ou la consommation excessive d’aliments tout en préservant un bon feu digestif.
Lorsqu’agni est régulier, des épices douces (cardamome, curcuma, coriandre, fenouil) doivent être intégrées à l’alimentation en vue de maintenir la santé de l’appareil digestif.
Agni peut-être également maintenu par un exercice régulier comme le pranayama, ma méditation et l’alimentation correcte.

La mauvaise santé s’installe suite à un agni excessif, déficient ou anormal, qui finira par s’affaiblir.
L’agni faible réduit l’immunité car la mauvaise digestion produit ama qui obstrue à son tour les canaux de l’ensemble du corps.